Le résumé Act’in Actu #19

Le résumé Act’in Actu #19

Les commerces « non-essentiels » ont enfin eu le feu vert pour ouvrir le rideau !

Mercredi 19 mai représente une nouvelle étape du déconfinement, il est désormais possible de retourner dans nos commerces jugés « non-essentiels » fermés depuis le 3 avril dernier. Les commerçants sont ravis de pouvoir accueillir du public malgré certaines conditions imposées par le gouvernement.

En effet, une jauge est instaurée, les magasins ne pourront accueillir qu’un client pour 8m². Une mesure déjà en vigueur pour les magasins qui sont restés ouverts et qui sera une nouvelle fois assoupli le 9 juin une autre grande étape du déconfinement.

A cette date, les magasins seront alors autorisés à accepter deux fois plus de clients, soit un pour 4m². Cette jauge devrait disparaître le 30 juin.

Afin de rattraper et compenser le chiffre d’affaires à la baisse de ces dernières semaines, les commerçants souhaiteraient pouvoir ouvrir le dimanche. Encore une fois, un débat qui divise les différents commerçants.

Élisabeth Borne, Ministre du Travail a fait une demande aux préfets d’engager des concertations locales sur des dérogations pour le travail dominical. Les commerces pourraient ouvrir le dimanche, au moins, jusqu’au 20 juillet. Cette mesure supplémentaire qui complète déjà les douze dimanches d’ouverture qui sont accordés par les maires chaque année.

L’intérêt majeur de la Ministre du Travail est avant tout de protéger les droits des salariés.

Elle affirme que :

“Des concertations auront lieu localement pour permettre des dérogations exceptionnelles au cas par cas jusqu’à fin juin.”

On constate une réelle divergence entre les avis des professionnels directement concernés par cette mesure. En effet, certains ne trouvent pas le projet rentable ou d’autres soulignent la contrainte de l’organisation que cela implique. Il est vrai que, cette mesure, demanderait aux salariés qui travaillent déjà 6 jours sur 7 de renoncer à leur seul jour de libre qu’ils peuvent passer en famille.

Chantal Legoix, gérante d’une boutique de vêtements a fait part de son avis sur la question :

“Ma clientèle est fidèle, elle a ses habitudes. Je sais que le dimanche il n’y aura pas grand monde. En ce moment, il n’y a pas de braderie ou de raiderie. En plus, je suis seule donc ça voudrait dire que je travaille 7 jours sur 7”, explique-t-elle.

On retrouve également le témoignage d’une autre gérante du même secteur d’activité :

 “Le dimanche, il y a très peu de monde. Ce n’est absolument pas rentable. On doit payer notre personnel double mais le chiffre d’affaires ne suit pas.

Et pourtant, beaucoup d’autres commerçants y voient un plus, une occasion favorable de démarrer vite et fort pour compenser leur perte d’activité. Cette mesure d’assouplissement laisse à ceux qui souhaite travailler de pouvoir le faire.  

Néanmoins ils doivent s’assurer que la fréquentation soit suffisamment forte pour compenser des frais de personnels plus élevés ce jour-là.

Et vous faire un shopping le dimanche ça vous tente ou vous préférez rester tranquillement chez vous en famille ?

Il n’y pas que les commerces « non-essentiels » qui ouvrent le rideau il y a également le grand retour des bars et terrasses !

Nous l’attendions tous avec impatience de pouvoir retourner boire un verre ou manger un repas en famille ou amis dans un bar ou restaurent. Cela sera à nouveau possible à partir du 19 mai également mais sous certaines conditions qui ne réjouissent pas forcément les professionnels du secteur.

Les établissements qui pourront ouvrir seront uniquement ceux qui bénéficieront d’une terrasse, l’intérieur de l’établissement doit encore être fermé jusqu’au 9 juin.

L’autre particularité imposée par le gouvernement est la jauge, en effet, les restaurateurs possédant plus de dix tables en extérieur pourront uniquement accueillir que 50% de leur capacité d’accueil.

En revanche, pour les établissements ayant moins de dix tables, aucune jauge n’est alors mise en place.

Ces mesures assez contraignantes notamment si le temps ne permet pas de s’installer dehors, ont fâché quelques professionnels qui ont décidé de rester fermé au moins jusqu’au 9 juin date les jauges seront assouplies ainsi que le couvre-feu passant de 21 heures à 23 heures.Encore une fois, face à ces mesures, les avis des professionnels divergent.

C’est le cas pour Bernard Champreux qui possède un restaurent à Gray qui décide de laisser son établissement fermé jusqu’au 9 juin et poursuivre le click and Collect.

« Dans un établissement comme le mien, cela ne rime à rien de rouvrir. »

D’autres professionnels sont eux ravis malgré les circonstances de reprendre une activité professionnelle et retrouver sa fidèle clientèle comme nous l’indique ce caviste situé à Bibovino qui va installer une dizaine de tables de deux personnes devant son établissement.

« C’est un petit service, mais c’est mieux que rien. Ça fait du bien aux gens, et on en a besoin pour le moral »

Les clients eux en tout cas on l’air plus que motivé pour retrouver leurs habitudes même s’il va falloir emmener un parapluie pour siroter un petit cocktail.