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Le résumé Act’in Actu #27

Les dernières actualités :

  • Un coup d’action en grande distribution par Greenpeace
  • La guerre des prix dans l’agroalimentaire
  • Quel est le distributeur préféré des agriculteurs selon vous ?

Greenpeace passe à l’attaque !

Un coup d’action a eu lieu à Angers dans une enseigne de la grande distribution par les militants de Greenpeace dans le but de sensibiliser les consommateurs à la déforestation qui est entrain de se produire. Pour cause ? Une surconsommation de produits animaux.

Dénoncer la responsabilité du gouvernement français faisait également parti de leur motivation.

Comment s’est déroulée cette action ?

Déploiement de flammes d’un mètre de haut sur des vitrines d’étalages de viande avec des stickers où il est possible de lire « Déforestation / Pas dans nos assiettes » en plus d’une banderole « Viande industrielle / Goût déforestation ».

L’objectif pour ce groupe de militant est d’aller directement à la rencontre du consommateur afin de le sensibiliser et montrer l’impact de la consommation de la viande industrielle et la déforestation en Amérique du Sud.

Et pour cause, ces trois derniers mois, l’Amazonie compte déjà 4000 incendies.

D’après Cécile Leba, chargée de campagne Forêts chez Greenpeace :

« Chaque année, la France importe 3,5 millions de tonnes de soja pour nourrir ses animaux d’élevage en fermant les yeux sur les impacts que la culture de ce soja entraîne en Amérique du Sud. Il est urgent de mettre fin à ces importations destructrices ! Ces écosystèmes subissent une pression sans précédent et parviennent de plus en plus difficilement à assurer leur rôle de rempart contre le changement climatique »

« Pour arrêter ce désastre avant que la situation ne devienne irrémédiable, le gouvernement français doit prendre des mesures fortes pour s’assurer que les produits qui entrent sur son territoire ne soient pas connectés à la déforestation. »

Un véritable combat social et écologique, retrouvez un petit aperçu de cette action à Angers.

Avez-vous entendu parler de la guerre de prix dans l’agroalimentaire ?

En 2028 la loi Alimentation a été voté dans le but de rééquilibrer les relations commerciales dans l’agroalimentaire. Malheureusement, 3 ans plus tard, cette stratégie a été un échec car malgré les mesures activées, les agriculteurs, eux, n’ont pas été mieux rémunéré.

C’est pourquoi, le gouvernement a prit la décision de relancer les législations afin d’apaiser cette guerre des prix entre les producteurs, industriels et distributeurs.

Autrement dit, Egalim 2, nouvelle loi, rendra obligatoire un contrat entre agriculteurs et entreprises qui vont transformer leur produit.

L’autre changement instauré est que le prix de la matière première agricole ne pourra plus être négocié.

Il semblerait que la France, soit l’un des pays où les négociations commerciales sont les plus rudes avec de mauvaises pratiques des enseignes. Vous l’aurez compris, le principe de ces nouvelles mesures est de ne pas délaisser les agriculteurs qui fournissent les matières premières, mais qui ne bénéficient pas d’un revenu conséquent au bout du tunnel.

D’après vous, quel est le distributeur apprécie des agriculteurs ?

Nous vous donnons un indice, des couleurs jaune et bleu, vous avez devinés ?

Il s’agit bien de LIDL !

Lidl est plus sensible à la cause des agriculteurs qui est même soulignée par les concurrents comme peut l’affirmer Serge Papin ancien patron du Système U

« Lidl veut faire bouger les lignes au niveau de la rémunération des agriculteurs. Dès qu’il le peut, il le fait, il faut le reconnaître »

En effet, des producteurs de secteurs différents domaine, alimentaire comme laitier, expriment leur satisfaction de la collaboration avec les magasins Lidl.

« Lidl est notre débouché le plus rémunérateur. Pour nous, c’est une bouffée d’oxygène »

Comment l’Enseigne fit-elle pour se démarquer ?

Lidl mise énormément sur le côté Marketing/ Communication qui est un pari gagnant. Cette stratégie un peu décalée attire beaucoup de monde dans leurs magasins.

En ce qui concerne l’alimentaire, ils ont décidé d’afficher l’éleveur sur les emballages ce qui augmente 15 à 20% des ventes. En effet, le consommateur à connaissance d’où vient le produit qu’il est sur le point d’acheter.

Il y a également le facteur économique bien entendu.

L’assortiment du distributeur est réduit à seulement 1 700 références contre 80 000 pour les grands hypermarchés.

Faire preuve de proximité avec ses fournisseurs est un peu plus facile dans ces conditions.

Vous connaissez désormais les secrets du groupe Lidl pour se faire bien voir du monde agricole.